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Marie-Charlotte MORIN

Doctorante en biologie - Auteur d'un spectacle de vulgurisation scientifique : Evolution.

Marie-Charlotte MORIN

Adresse

Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (I.G.B.M.C.)
1 rue Laurent Fries - BP 10142
F-67404 Illkirch Cedex
Tél. : +33 (0)3 88 65 33 89

Prix Talent d'Avenir, 2015

Biographie (cliquez pour visualiser)

Parcours, thèse et vulgarisation des sciences

A l'origine j'étais économiste. Proposer un modèle de société juste et bienveillant pour chacun est vite apparu comme une utopie. Au lycée, devant la complexité de la gestion des facteurs humains et l'impossibilité d'entrevoir une solution où tout le monde y trouverait son compte, j'ai été absolument envoutée par la biologie. L'évolution fait des miracles en termes de systèmes complexes qui marchent sans trop d'entraves. La science n'est que l'outil qui révèle les détails des rouages si bien huilés du vivant.

Beaucoup de traitements médicaux émanent de l'observation de la nature, et parfois, l'inspiration vient de là où on ne l'attend pas : il existe au fond du rectum d'un ver de 1mm un processus qui pourrait bien nous permettre de remplacer nos cellules dégénérescentes ou lésées. En effet, durant ma thèse au sein du laboratoire de Sophie Jarriault, j'ai pu étudier le destin peu commun d'une cellule rectale qui, au cours de l'adolescence de ce petit ver, va sortir du rectum et changer fondamentalement d'identité pour devenir un neurone. Comment une cellule différenciée peut-elle changer de destin aussi radicalement ?

Imaginez si nous pouvions maitriser ces mécanismes et utiliser des cellules saines et disponibles de notre corps pour les convertir et ainsi recréer des cellules dont nous aurions cruellement besoin.

Ma première rencontre avec les sciences du vivant s'est faite par l'intermédiaire d'émissions de vulgarisation comme « C'est pas sorcier », le dessin animé « Il était une fois... la vie » ainsi qu'une revue scientifique bien connue : « science et vie ». Ma vocation est née d'un premier contact avec un journaliste scientifique, un de ceux qui savent rendre accessible cet univers passionnant mais trop souvent caché derrière un jargon sibyllin.

Une fois entrée au cœur de la recherche, je me plaisais à penser que je pouvais désormais jouer ce rôle et ainsi parler de biologie au plus grand nombre.

Les deux dernières années, je me suis engagée à décortiquer les lois de la génétique aux profanes, dans le cadre de la fête de la science. Le plus grand challenge, c'est de parvenir à intéresser les personnes qui, d'emblée, ne sont pas attirées, voire rebutées, par les sujets scientifiques. Les séminaires de vulgarisation ou les animations sur le thème de la biologie attirent exclusivement un public déjà conquis par les sciences. Face à ce constat, je me suis intéressée l'année dernière à une manifestation qui me semblait particulièrement efficace dans sa forme pour toucher une plus large audience : le concours Ma thèse en 180 secondes.

Cet événement permet à de jeunes chercheurs d'expliquer, dans un langage simple, leurs années de doctorat en trois minutes précisément.

180 secondes : un format redoutablement efficace sur les réseaux sociaux : les vidéos du concours ont été visionnées un grand nombre de fois et l'événement a séduit bon nombre de journaux non spécialisés.

Ce qui se passe dans les laboratoires français est assez flou pour le grand public. Pourtant les Français financent, via leurs impôts et leurs dons, une grande partie de la recherche. Ma quatrième année de thèse, par exemple, est ainsi entièrement financée par la Fondation pour la recherche médicale. Contrairement à ce qu'un certain nombre de chercheurs semblent penser, communiquer sur nos recherches est indispensable. Cela permet de sensibiliser la population à l'approche scientifique et de l'encourager à nous soutenir, pas seulement financièrement, mais également lors des manifestations de plus en plus nombreuses des chercheurs contre les choix des gouvernements successifs en matière d'investissement dans la recherche et l'innovation.

Dans un monde où l'on favorise la distraction, la rapidité, l'accessibilité directe aux informations, ce concours est la parfaite alchimie entre un format court, facilement partagé et visionné sur Internet, et un contenu qui à du fond ainsi qu'un véritable intérêt intellectuel. Il m'a permis d'entrevoir une alternative de carrière à laquelle je n'avais pas réellement pensé auparavant : la communication scientifique.

Un dernier projet me tenait particulièrement à cœur : réaliser un spectacle de vulgarisation scientifique sur un thème que j'affectionne particulièrement depuis de nombreuses années : l'évolution au sens de Darwin.

Pourquoi ce thème ? Et bien parce qu'il s'agit d'un des faits scientifiques très largement documenté et accepté par l'ensemble de la communauté scientifique qui n'est pas forcément toujours compris voire carrément nié par une partie du grand public.

Ce spectacle explique avec des exemples simples et imagés l'origine des espèces, mais pas seulement. C'est aussi un excellent thème pour parler de l'acceptation des découvertes scientifiques qui vont à l'encontre de nos croyances ancestrales

La vulgarisation scientifique est trop rarement diffusée sous la forme d'un spectacle vivant, humoristique et décalé. Grâce à une approche ludique, pédagogique et didactique, ce format inhabituel permettra sans doute de toucher un public large.

Fond'action Alsace, association reconnue de mission d'utilité publique, a pour objet de soutenir l'excellence en Alsace.
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